Chronique métaphorique des arts, 3 juillet 2006
Jubilation hélicoïdale.Quand la quintessence de la comédie musicale rencontre l’excellence en aviation, nous côtoyons au sublime inaccessible qui touche subséquemment le plus profond notre inconscient primal.
Peut-on imaginer plus complète jubilation des sens, plus ample introspection vibratoire qui nous libère de nos humeurs anxiogènes ? Le concept est d’une surprenifiante, d’une authentique mais vraie simplicité. Des êtres se meuvent à l’intérieur d’une échelle chronologique presque séculaire avec les inévitables drames et rebondissements afférents qui nous expriment avec force toute la vitalité qui point dans notre humanité encore dans les affres de l’enfantement. Loin d’être abracadabrantesque, la substantifique moelle de ce premier opus, dont nous espérons vivement qu’il sera suivi d’autres, nous permet, pendant plus de deux heures, de pénétrer les arcanes insoupçonnées d’univers parallèles puis concomitants liant industrie hyper technologique et art lyrique dans une liaison transatlantique interpénétrée et subséquente.
Nous sentons, devant cette œuvre, toute l’ellipse intrinsèque du compendium vital qui va et vient dans une déstructuration réorganisée fidèle, en cela, à la pensée du célèbre Ernst Schubermacher. Emilio pourrait s’appeler Hans et l’action pourrait se dérouler sur une planète lointaine en l’an 2032 que nous n’y verrions aucune espère de rupture du continuum espace-temps propre à relativiser nos propres angoisses existentielles. L’hommage vibrant à l’ère industrielle et post-industrielle, il faut cependant le remarquer, teinte l’ensemble du propos sans que l’expression artistique ne se trouve dévalorisée ou seulement est-ce par une jeu de miroir, concave ou convexe, cela reste à déterminer, qui ne fait que renforcer l’impression d’un travail des mots au plus près de leur réalité fondamentale et consubstantielle.
« Tous en vol ! » marque indéniablement un tournant dans l’expression subliminale de l’art contemporain.
Georges Chombier
« Chronique métaphorique des arts », 3 juillet 2006
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